Mercredi 04 juin 2008

Les chiffres du microcrédit

AdieHistoriquement créés par l’économiste bangladais Muhammad Yunus en 1976 pour permettre aux plus démunis de démarrer ou de poursuivre une activité, les microcrédits se sont d'abord développés en Asie, en Afrique et en Amérique latine avant d'arriver dans les pays du Nord.

Le concept est arrivé en France en 1989, par Maria Nowak, fondatrice de l'Adie (Association pour le droit à l'initiative économique). Depuis, l'organisme a accordé 53 600 microcrédits qui ont permis de créer 8 297 entreprises et 9 956 emplois.

Pendant cinq jours, du 3 au 7 juin 2008, des forums sont organisés dans toute la France pour permettre aux potentiels créateurs d'entreprise de s'informer, de présenter leur projet, et de discuter de sa réalisation avec des créateurs en activité ainsi qu'avec des équipes de l'Adie. L’occasion de faire un bilan chiffré :

- 100 millions de personnes bénéficiaires en 2007 à l’échelle mondiale (soit dix fois plus qu’en 1997) ;

- 53 600 microcrédits accordés en France par l'Adie depuis 1989, dont 9 853 en 2007, qui représentent plus de 145 millions d'euros ;

- au niveau national, un taux de pérennité à trois ans des entreprises financées par l'Adie de l’ordre de 57 % avec un taux d'insertion des clients sur cette même durée de 80 % ;

- une création moyenne de 1,2 emploi pour les entreprises financées.

Pour en savoir plus : www.semaine-microcredit.org

Sur le même thème, lire aussi : Le « social business » : arme contre la pauvreté massive ?

Jeudi 17 avril 2008

L’euro fort ne fait pas que des malheureux

euroOui, l’envol de la monnaie unique face au dollar pénalise les exportateurs tricolores ! Oui, entre le « Père Trichet » qui s’entête à maintenir le taux de la BCE à 4 %, et l’ « Oncle Sam » qui se prépare à une nouvelle détente monétaire, le risque est grand de voir la devise européenne propulsée à un niveau encore plus inquiétant !... Et il y a fort à parier que le déficit commercial de la France, qui a déjà atteint 39,2 milliards d’euros en 2007, se creusera davantage d’ici à la fin de l’année.

Mais l’appréciation de l’euro ne présente pas que des inconvénients : la France pourrait en tirer parti pour trouver plus facilement des capitaux destinés à financer son déficit budgétaire. En 2008 par exemple, le Trésor français envisage de lever au moins 116,5 milliards d’euros en OAT (1) et BTAN (2) sur le marché de capitaux. Sachant que les investisseurs rechignent maintenant à acheter du papier libellé en dollar - devenu monnaie faible, assortie de taux tout aussi peu attrayants - et que par ailleurs les banques centrales asiatiques souhaitent diversifier le placement de leurs réserves, les obligations d’État en euro fort n’auront aucun mal à trouver des acquéreurs…

(1) Obligations assimilables du Trésor
(2) Bon du Trésor à taux fixe et intérêts annuels

Vendredi 14 décembre 2007

Les pays de l’ASEAN : un équilibre entre deux géants ?

Qu’existe-t-il réellement en Asie du Sud-Est, au-delà, du sigle ASEAN qui regroupe des peuples et des systèmes politiques divers ? Les pays coincés essaient d’exister entre grands monstres économiques qui se sont engagés dans une rivalité de long terme.

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Jeudi 13 décembre 2007

La force des idées reçues

Une image erronée de la région Sud-Est asiatique, une absence d’intérêt des médias pour la région, des opinions plus que suggestives… Conséquence : une absence des intérêts français dans une région à forte croissance.

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Mercredi 12 décembre 2007

Commerce international : les Français manquent de confiance en eux

Les rencontres d’affaires des 22 et 23 novembre 2007 à Hanoï, étaient l’occasion de présenter le rapport de Hubert Védrine, « France et mondialisation ». Un bilan plutôt mitigé sur le moral et le dynamisme des entreprises françaises à l’international.

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